Introduction
Le maïs (Zea mays L.) est un aliment de base majeur en Afrique subsaharienne. Il peut être utilisé comme nourriture, comme aliment pour les animaux et comme source de matières premières industrielles. En Afrique subsaharienne, le maïs est cultivé principalement par de petits agriculteurs dans des conditions pluviales, essentiellement pour la consommation humaine. Il est consommé sous forme de maïs vert, frais sur l’épi, ou cuit au four, bouilli ou torréfié. Le grain peut également être séché, broyé et cuit en bouillie ou fermenté en bière.
Selon les estimations de la FAO pour 2008, les rendements nationaux moyens en Afrique subsaharienne ne sont que d’environ 1,4 tonne par hectare, alors que la moyenne mondiale est de 5,1 tonnes. Les faibles rendements en Afrique subsaharienne peuvent être attribués à de multiples facteurs :
La faible fertilité des sols est l’un des principaux défis auxquels sont confrontés les petits exploitants agricoles en Afrique subsaharienne. L’augmentation de la densité de population a entraîné une intensification de l’utilisation des terres et a contraint de nombreux agriculteurs à raccourcir ou à abandonner les périodes de jachère auparavant bien suivies. En conséquence, la quantité de nutriments et de matière organique du sol a fortement diminué, ce qui a entraîné une baisse de la fertilité et de la productivité du sol.
L’utilisation de semences de mauvaise qualité est une autre cause majeure de la faible productivité du maïs en Afrique subsaharienne. La mauvaise sélection des semences et l’utilisation limitée des nouvelles variétés commerciales améliorées sont parmi les raisons pour lesquelles les agriculteurs ne sont pas en mesure de faire face à la demande de productivité.
Les mauvaises pratiques culturales telles que les semis tardifs, la mauvaise gestion des mauvaises herbes, les attaques de ravageurs et de maladies (par exemple, les foreurs des tiges) et l’herbe striga sont des contraintes importantes qui réduisent les rendements du maïs.
Les pertes post‑récolte élevées, notamment en raison d’un séchage et d’un stockage inadéquats, entraînent des moisissures et des attaques du charançon du maïs pendant le stockage.
Le stress hydrique du sol est un problème permanent pour la plupart des agriculteurs qui cultivent le maïs dans des conditions pluviales. La nature erratique des précipitations, y compris leur répartition, expose parfois le maïs à un sévère stress hydrique du sol, ce qui réduit considérablement les rendements.
Ces contraintes nécessitent un changement d’approche dans la gestion des cultures de maïs afin d’augmenter les rendements. Les pratiques biologiques peuvent aider à relever les défis susmentionnés et à assurer une productivité accrue et la durabilité de l’approvisionnement actuel en maïs.
S'enquérir des connaissances des agriculteurs en matière de production de maïs.
Pour connaître la perception qu'ont les agriculteurs de la production de maïs, posez-leur les questions suivantes :
- Avez-vous constaté une baisse des rendements de maïs au cours des années ?
- Quelles sont, selon vous, les principales causes de la baisse des rendements ?
- Selon vous, que faut-il faire pour améliorer les rendements du maïs ?
